Chiffres

CHIFFRES

Projets français

Un premier projet de 1997, soutenu par l'Etat et les régions, EOLE 2005, consistait à installer 250 à 500 MW d'éoliennes d'ici 2005. L'objectif sera tenu, environ 300 MW seront installés fin 2004. Avec cette puissance assez modeste, la finalité était beaucoup plus ""d'être dans le vent" que d'utilité réelle.
En interprétant le protocole de Kyoto pour une réduction de la production de CO2, une directive européenne recommande de porter de 13,9 à 22,1% la part des énergies renouvelables dans la production électrique totale de l'union européenne entre 2001 et 2010. Chaque pays participe indépendamment à cet effort.
Ayant installé peu d'éoliennes, la France est souvent présentée à la traîne dans l'Europe.
Il ne faut pas confondre objectif, moyen et finalité : Elle est déjà à 15% avec l'hydraulique ; l'Allemagne, tête du peloton en éolien, n'est encore qu'à 7% en 2003, le Danemark à 10%.
Mais la finalité de cette directive est la réduction de l'émission de CO2. Sur ce point, le nucléaire nous permet d'être presque tête du peloton, juste après la Suède, avec 74g par watt produit, l'Allemagne étant à 490 g/W et le Danemark à 336 g/W (AIE 2000)
Certains estiment qu'on devrait aussi compter dans les énergies renouvelables et sans effet de serre, le surgénérateur nucléaire, lequel utilise de l'énergie plus que renouvelable, puisqu'il produit plus de combustible qu'il n'en consomme. Le prototype à échelle industrielle Superphénix, 600 MW à mi-régime, a été arrêté pour raison électorale ; mais le prototype précédent à l'échelle 1/5, Phénix à Marcoule a fêté son 30 ème anniversaire et produit encore 150 MW, soit environ l'équivalent de 600 éoliennes de 1 MW.
Les choix énergétiques français s'avèrent, 30 ans plus tard, finalement meilleurs que prévus en 1974, époque où l'effet de serre et la pollution athmosphérique étaient totalement ignorés.

 

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